Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

20 février 2020

La tristesse est belle sur mon chemin, l’air est comme chargé de prières et découpe ma chair. Nous ne serons jamais qu’un rendez-vous manqué. Ma fin sera tienne ce jour.

J’ai pendu mes bas fins, je ne reconnais plus la pitié ni la grande parole qui retombera sans souffle et rigide.

Je baise les mains calleuses d’un poème – des cercueils peuvent à tout moment jaillir de la terre. –

Trois fois bénie, mille fois maudite, ta ligne de vie passera par ici.

L’oubli est une offense et renvoie à une solitude éternelle.

Ici je mange vos cœurs qui se nichent dans vos sexes, morts à présent pour moi.

On n’aura qu’à dire que nous sommes dans un œil noir et avide où nos âmes se reflètent, où quelques rares oiseaux se posent et guettent leur proie…