Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

4 octobre 2019

Le ciel s’est renversé, mais jusqu’où ? J’ai eu quête d’y habiter, la bouche mangée par l’amertume, chevelure tragique, chevelure d’orage, et pourtant la crique sans lumière abrite tous les oiseaux …

Mais l’amour, la vie n’en parle pas. Le désir régit l’amour, l’amour régit le désir et devant nos pensées, resplendit un sourire. L’amour se vit, se consomme et se consume. Tu cherches sur le sable un signe, une mèche, une morsure, une odeur. Mais jamais tu ne lèves la tête.

La saison des amours tristes et délicieuses a pris naissance et je réside quand il me plaît dans ce ravin ténébreux. Ton sang m’agrippe, je suis ton amante. Car entre le ciel et la terre, ta jouissance abondante résonne d’une tension vertigineuse. Pourvu que je reste parmi ta cabane, oubliée de tous. Aux autres il leur faut des vers secrètement fatals, des vers labourés au bord de la nuit. Nos sursauts les plus délicats tremblent au monde. Je te sens vivre en mon bas-ventre, ivre comme la sauvage colombe dans le noroît. Je te baptise « La troisième prose ».