Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

13 août 2019

Je fais un pacte avec toi, mon âme. Je viens à toi comme une enfant élevée par une mère au cœur tendre et un père à la tête dure. La tendresse nous a quittés depuis longtemps déjà. Nous n’avons qu’un seul rhizome et qu’un seul bâton. Je me vengerai jusqu’à toi mon âme de cette chaude obsession qui ravit et tourmente. Nous regarderons dans la vallée l’arbre frissonner, la fleur se pencher, l’oiseau caché du jardin se donner. Ô sœur de mes pensées ! te voici lointaine et pourtant on dirait que tu chantes dans mon cœur à nouveau. Le vivier est en fleurs - vieux carillonneur des jours immaculés – et la nuit brillante d’un mois d’août pèse sur nous car nous vivons encore de longs rêves et parfois fatals, qui reviennent dans mon paysage, nus et lavés - aveuglants d’origine - Par moments se tait l’injustice et ne pèse plus l’abandon. Au bout du môle, dans la voûte céleste, un navire de guerre …