Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

24 juillet 2019 

Mon cœur s’est caché. Le remords de l’amour n’a plus de goût. Tout s’effrite à présent mais ton orgueil demeure. Étouffe-toi donc avec !

Silence silence, ce crime a l’oisiveté des heures … nourricières d’une douleur violente. Pas une trace de pas, ni un mot hurlé. Le sang est vidé.

Je revois ton navire chaviré contre la colline. Le temps semble s’éteindre dans l’épaisse distance. J’ai rêvé une nuit durant de l’obscurité océane puis je suis revenue dans ta maison, Seigneur, le temps d’une prière, risquant mes pas en aveugle, et brûler.

Au bord de mon âme, tes empreintes, suspendues au couchant, s’empourprent d’angoisse.