Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Le 7 avril 2019

C’est toi que je chante, gouffre sauvage et tourment infini, où l’hirondelle va et vient, où la volupté tire du soir ses derniers traits.

C’est toi que je chante, la nuit, sans voix, buvant notre vin d’une étrange agonie.

Voici refleurir comme avant le magnolia, les baisers volés et les rires gardés longtemps dans la bouche. Tout ceci exalte mon corps rendu au sol...

Reprenons les chemins ardents qui frappent et battent, qui renversent et trainent et roulent les passions révoltantes !

Que j’eusse été profondément endormie loin des oiseaux et des troupeaux !

Je vous reparlerai bientôt de l’ombre du poète et de ses lèvres qui remuent, de la mer qui se soulève et du ciel qui passe sur elle d’un seul tenant et je vous dirai les lambeaux précieux qui peindront mes vers de prairies oubliées puisque je m’évade saluer la beauté.