Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Le 13 mars 2019

« Tu es comme le ciel, divine femelle, ta tête domine mes sentiers ardents. »

Ça me fait une belle jambe me disais-je ironiquement.

« Je veux t’arracher tous les souffles de l’amour », ajouta-t-il d’une voix sûre.

Ce soir-là, le soleil couchait l’ombre du grand chêne. Il venait de loin, ses yeux m’avaient déjà vue comme l’ombre d’une amante à l’âme incandescente. Je voulais qu’il me possède, qu’il torture mon cœur et répande son sang ; qu’il vienne à pleine bouche se nourrir de mon ventre, et devant mes pensées carnivores et esclaves à la fois, comme dressé à la proue d’un navire, il venait, saisissant tel un soldat à l’orée d'une bataille, m’affronter sans faiblir. Nous exsudions l’innommable de nos peaux pleines. À notre regain, la lune sauvage avait dévoré l’ombre du grand chêne.