Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Poésie / Littérature / Photographie                                                            Catherine Ferrari

Souvent dans la nuit un Dieu m'arrache des cris des hommes et me transporte au sommet d'une colline.

On y voit la mer au fond de la plaine s'agiter dans un désordre d'écume tandis que les nuages se déchirent çà et là en petits filaments dorés et langoureux.

La divinité reste immobile à mes côtés et s'enferme dans un mutisme complet lui donnant l'aspect héroïque d'un désir tacite empreint d'un espoir silencieux qui se brise au loin sur les plis du rivage. Et moi, comme un nourrisson endormi sans oracle, je respire celui des cieux, je plonge ma tête dans l'eau Sainte et me noie de baisers dans ce vaste paysage suspendu.

C'est là sa façon surprenante d'aimer les dévouements muets des cœurs qui se cherchent.